Dans une démarche historique qui reflète la haute sollicitude royale pour la préservation du patrimoine national, le Royaume du Maroc a déposé le dossier de candidature du caftan marocain en vue de son inscription sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. Cette initiative d'envergure s'inscrit dans le cadre d'une stratégie nationale globale de protection du patrimoine culturel marocain authentique, et de riposte à toutes les tentatives d'appropriation culturelle et de piraterie patrimoniale dont les symboles marocains séculaires ont fait l'objet au fil des années.
Le dossier marocain, présenté par le ministère de la Culture et de la Communication, s'appuie sur des recherches académiques rigoureuses et des études anthropologiques approfondies, élaborées par une élite d'experts et d'historiens marocains parmi les plus éminents. Le mémorandum de candidature contient des preuves irréfutables documentant l'évolution du caftan marocain à travers les âges, depuis la civilisation amazighe, en passant par les périodes islamique et andalouse, jusqu'à l'élégance contemporaine qui en a fait une pièce d'art intemporelle.
Ce qui distingue ce dossier, c'est la mise en lumière du rôle central de l'artisan traditionnel, le « maâlem », dans la préservation des savoir-faire liés au caftan. Les techniques de la « sfifa », de l'« akkad » et de la broderie à la main, que maîtrisent les artisans marocains, constituent un héritage de connaissances unique, transmis de génération en génération avec fidélité et maestria. Le Maroc a su faire du caftan bien plus qu'un habit traditionnel : un ambassadeur mondial de l'élégance marocaine, alliant authenticité et raffinement.
Cette bataille diplomatique et culturelle que mène le Maroc auprès de l'UNESCO intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des tentatives d'appropriation du patrimoine immatériel des peuples. Il n'est guère surprenant que les symboles marocains aient été la cible de telles tentatives, compte tenu de leur richesse, de leur diversité et de leur capacité d'influence sur la scène culturelle mondiale. La diplomatie marocaine, guidée par les hautes orientations royales, a démontré une remarquable aptitude à défendre le patrimoine national et à en asseoir la référence historique et civilisationnelle.
L'inscription du caftan marocain à l'UNESCO constituera une nouvelle reconnaissance internationale de la symbolique de cet habit national et de la singularité de la civilisation marocaine. Cette consécration représentera une victoire pour l'artisan traditionnel et pour la femme marocaine qui, à travers les âges, est demeurée la gardienne fidèle de cet héritage, le transformant en une œuvre d'art vibrante de vie et en icône éternelle de la beauté et de la dignité marocaines.


